Résumé détaillé d’Eugénie Grandet

Eugénie Grandet est une œuvre littéraire d’Honoré de Balzac. Bien que paru en volume chez Madame-Béchet en 1834, le roman date de 1833, le début de l’ouvrage ayant été au préalable publié en septembre de cette même année dans l’Europe littéraire sous la désignation “Eugénie Grandet, histoire de province”.

Dans l’édition Furne de 1843, l’œuvre est incluse dans les scènes des Études des mœurs, de la Comédie humaine. Elle intègre les Scènes de la vie de province au même titre que Pierrette, Illusions perdues et Ursule Mirouët. La version rééditée de 1839 fait apparaître une dédicace : À Maria, faisant certainement allusion à Maria du Fresnay, née Daminois, avec qui Honoré de Balzac avait une idylle pendant la conception de l’ouvrage, liaison dont serait peut-être née une fille en 1834.

 

Balzac enrichira l’édition Furne de différentes observations tout en pensant à une nouvelle version du roman, projet qu’il ne mènera pas à terme. Si ces modifications ajoutent de nouveaux illogismes à ceux déjà apportés par la version précédente, les idées de Balzac dans ce “Furne reformé” sont néanmoins prises en considération dans les éditions modernes du roman.

 

Depuis 1925, l’exemplaire original d’Eugénie Grandet, composé de 116 feuillets, est conservé à New York par la Pierpont Morgan Library. Bien que non numérotés, mais seulement titrés, la version initiale de l’œuvre était divisée en six chapitres.

 

Chapitre I : “Physionomies bourgeoises”

Félix Grandet fait partie de cette génération qui a su tirer profit de la Révolution. Grâce à de bons placements, à un sens aiguisé des affaires, mais surtout à une avarice portée à son paroxysme, cet ancien tonnelier a pu se constituer un patrimoine considérable. Pour trois fois rien, il a acquis de beaux et grands vignobles, une vieille abbaye, ainsi que différentes métairies. Il faut rajouter à cela quelques biens confisqués au clergé. Mais la fortune de celui que certains nomment le père Grandet, n’a d’égal que sa cupidité, ce dernier régnant en despote sur sa maisonnée à qui il fait mener une existence étriquée.

 

Autrefois maire de cette petite ville de province du nom de Saumur, le père Grandet fait à présent fructifier son immense fortune tout en prétendant auprès de sa femme, de sa fille unique, Eugénie, et de sa servante, Nanon, qu’ils sont pauvres et qu’il y a matière à s’inquiéter pour les jours à venir. L’avare met tout sous clef et compte le moindre centime dépensé. Les habitants de Saumur, où chacun ne sait qu’estimer la richesse de Félix Grandet, voient en sa fille, le plus beau partie de leur localité. L’intrigue se dessine : qui Eugénie Grandet épousera-t-elle ?

 

Faisant partie de la bourgeoisie de Saumur, deux clans s’attellent à courtiser ardemment la fille Grandet.  À l’image d’intrigues florentines, les Cruchot (famille de notaires) et les Des Grassins (famille de banquiers), d’ailleurs les seules personnes étrangères ayant accès à la demeure Grandet, rivalisent de flatteries et ne tarissent point d’éloges pour faire en sorte qu’un membre de leur lignée obtienne la main d’Eugénie. En bon grigou, l’harpagon père Grandet tire grandement avantage de cette rivalité, jusqu’à ce que lui vienne une correspondance de Paris.

 

Chapitre II : “Le cousin de Paris”

En cette soirée du mois de novembre 1819, le clan Grandet célèbre le 23ème anniversaire d’Eugénie. Comme de coutume, les familles Cruchot et De Grassins sont venues offrir leurs vœux et faire assaut d’amabilités. Survient alors un jeune homme vêtu de façon très élégante. Il s’agit de Charles Grandet, neveu du père Grandet car étant le fils de son frère Guillaume, riche négociant vivant à Paris.

 

Tandis que le reste de la maisonnée s’occupe à accueillir dignement le jeune dandy, le père Grandet apprend par une lettre que son frère est ruiné, poursuivi par de nombreux créanciers, qu’il a l’intention de se suicider et qu’il lui confie son fils unique. Au moment où Charles est conduit, sous l’œil curieux et interrogateur des invités, à sa chambre aussi lugubre et sordide que le reste de la maison, Eugénie, sentant naître en elle l’amour, s’attarde à sa toilette tout en contemplant le jardin.

 

Chapitre III : “Amours de Province”

Le lendemain des réjouissances, Félix Grandet apprend par les informations, le suicide effectif de son frère. Il annonce froidement la nouvelle à son neveu qui fond en larmes. Loin de s’émouvoir de cette perte brutale, le père Grandet méprise plutôt ce neveu désormais insolvable. Il le traite notamment de bon à rien, estimant qu’il s’occupe plus des morts que de l’argent. Devant tant d’insensibilité, Eugénie et sa mère font l’impossible pour rendre l’existence de Charles plus agréable, ce qui ne plaît pas du tout au maître de maison.

 

Le père Grandet essaie d’éponger les dettes de son frère défunt en dépensant le moins d’argent possible. Au cours d’une réunion avec les Des Grassins et les Cruchot, le pingre envoie, non sans peine, le banquier Des Grassins à Paris, s’enquérir de l’affaire. Pendant ce temps, rongé par la douleur, Charles n’arrive plus à se passer d’Eugénie. Les deux jeunes gens se perdent en confidences et s’avouent très vite leur amour.

 

Chapitre IV : “Serments d’amour”

Un soir, attirée par des lamentations, Eugénie se rend dans la chambre de son cousin qu’elle trouve endormi. Elle ne peut s’empêcher de lire les deux correspondances que celui a faites avant de s’assoupir. La première est destinée à une certaine Annette. Charles lui fait part de son départ imminent pour les Indes et de sa décision de mettre définitivement un terme à leur relation. La lettre sous-entend aussi qu’il compte épouser sa cousine. La deuxième lettre est adressée à son ami Alphonse, à qui il demande de liquider ce qui lui reste de biens afin de payer ses créances.

 

Eugénie Grandet, émue par la grande bonté de son cousin, décide de lui donner tous ses avoirs. Il s’agit principalement d’un “douzain” de pièces d’or que son père lui offrait à chaque célébration et qu’elle conservait dans une bourse. Charles, d’abord réticent, finit par accepter l’or. Il lui offre en retour un nécessaire de toilette sous la forme d’un coffret en or, ainsi que deux portraits cerclés de perles ayant appartenu à sa mère. Par ailleurs, il promet de revenir l’épouser aussitôt qu’il aura fait fortune. Leur idylle semble authentique. Lorsque Charles s’en va pour les Indes, les amoureux se jurent une passion éternelle.

 

Chapitre V : “Chagrins de famille”

Nous sommes le premier janvier 1820. Le père Grandet, heureux après une transaction financière réussie, offre un napoléon à sa fille. Il demande ensuite à cette dernière de lui montrer son or. Ce à quoi elle répond qu’elle est majeure et a fait de sa bourse ce qui lui a plu d’en faire. Devinant qu’Eugénie a donné tous ses avoirs à Charles, l’avare pique une colère folle et punit sa fille en l’enfermant dans sa chambre. Elle y restera pendant plusieurs mois.

 

Mme Grandet, lasse de ce conflit qui mine son foyer, tombe malade et voit sa santé se détériorer très rapidement. Elle demande alors l’intervention du notaire Cruchot qui conseille au père Grandet qu’il serait dans son intérêt de se réconcilier avec sa fille, celle-ci, seule héritière, pouvant en effet réclamer une part de la succession si sa mère venait à disparaître. C’est dans ces conditions que Félix Grandet accepte de se rabibocher avec sa fille, comptant bien lui faire renoncer à cette part d’héritage.

 

Chapitre VI : “Ainsi va le monde”

En octobre 1822, après deux longues années de martyre, Mme Grandet décède épuisée. Félix Grandet obtient de la main de sa fille à qui il fait signer un document, la renonciation tant convoitée. Eugénie Grandet demeure aux côtés de son père et prend soin de lui. Suivent alors cinq années au cours desquelles l’avarice du cupide augmente à proportion que sa santé diminue. Sentant sa fin proche, il apprend les ficelles du métier à sa fille. Félix Grandet meurt en 1827 en contemplant fébrilement ses écus.

 

Pendant ce temps, Eugénie attend toujours Charles. Ce dernier a fini par faire fortune aux Indes mais s’est également endurci. Il rentre à Paris mais refuse de régler les dettes de son père. La fille Grandet reçoit finalement une lettre où son cousin lui annonce son mariage avec la marquise d’Aubrion dont il ne convoite que la noblesse. Désespérée, Eugénie offre alors un mariage blanc au vieux président Cruchot de Bonfons qui règle par la suite toutes les dettes de son oncle. Après avoir été nommé député, l’époux d’Eugénie décède. Veuve à 33 ans, elle retourne au domicile familial où, malgré sa fortune colossale, elle vit petitement, consacrant toute sa richesse à la philanthropie. Malgré ce cœur en or, Eugénie Grandet mènera une vie monotone.

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